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Assurance vie : des obligations en direct pour faire mieux que le fonds en euros

Les contrats d'assurance vie des banques en ligne choisissent de plus en plus des obligations du secteur privé pour figurer dans la liste des fonds éligibles au contrat d'assurance vie.



Pour assurer son financement, une société a besoin de capitaux ; afin de les obtenir, celle-ci dispose de plusieurs moyens. Elle peut, par exemple, décider d’emprunter auprès des banques mais, en cette période de crise, ces dernières se trouvent moins disposées à soutenir ce type de projets, raison pour laquelle un nombre important de grandes entreprises se voient alors contraintes de recourir à des emprunts auprès du public, en émettant alors des obligations, dont la durée est connue par avance, et qui génèrent des intérêts, autrement appelés coupons. Depuis le début de l’année 2009, ces placements suscitent, tout particulièrement, l’intérêt des investisseurs professionnels, attirés par des rendements nettement supérieurs à ceux proposés dans le cadre des obligations d’Etat, à l’image de nombreux organismes de gestion ou de banques privées qui se sont littéralement rués sur celles-ci, parmi lesquels Rothschild & Cie, Natixis Asset Management, ou encore la Française Des Placements.

Devant un tel succès, les particuliers n’ont que peu de chances de bénéficier de ces placements ; en effet, le marché primaire reste largement encombré par un grand nombre d’investisseurs professionnels, alors que le marché secondaire est essentiellement un marché de gré à gré, les grands investisseurs s’échangeant entre eux les obligations. Forts de ce constat, certains organismes, commercialisant des assurances vie, ont saisi l’opportunité et proposent d’investir dans des unités de compte basées sur ce type d’obligations, c’est ainsi le cas de Altaprofits, LinXea ou encore Bienprévoir.fr.

Représentant bien souvent la seule solution disponible pour accéder à ce marché, les offres d’assurance vie, donnant accès à des obligations en direct, présentent certains avantages ; elles permettent, par exemple, aux investisseurs particuliers, de ne pas subir les frais de transaction et les droits de garde, qui s’avèrent souvent très coûteux, les frais se limitant ici à ceux que l’assureur appliquent habituellement sur les unités de compte, ou encore de voir les coupons générés versés, dans la majorité des cas, sur le fonds en euros, permettant ainsi de garantir une certaine sécurité à l’épargne.

Un autre avantage lié à la détention de telles obligations, par l’intermédiaire d’un contrat d’assurance vie, réside dans le fait que les revenus générés par ces placements devraient subir une imposition lourde, s’ils avaient été acquis par le biais d’un compte-titres ou encore d’OPCVM obligataires, alors que ceux-ci ne sont assujettis ici qu’à la fiscalité appliquée aux contrats d’assurance vie, qui peut se révéler être tout à fait avantageuse, notamment passé un délai de 8 ans.

Il faut toutefois noter qu’un tel investissement entraîne la prise de certains risques, les fonds investis dans les unités de comptes contenant des obligations qui ne sont, en aucun cas, garanties par l’assureur. Il convient aussi de préciser que certaines enseignes, proposant ce type d’assurances vie, imposent un montant minimum, lors de la souscription, parfois très élevé, rendant ainsi la diversification plus difficile et augmentant, par là même, la prise de risque que représente l’investissement obligataire.

Si le fait d’investir son assurance vie dans des obligations émises par les entreprises permet d’obtenir des rendements très intéressants, cette opportunité est à saisir rapidement car elle risque de disparaître dès lors que les institutions financières seront disposées à consentir, à nouveau, des crédits aux entreprises.


Mardi 25 Mai 2010

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