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Immobilier : -17% d'ici 2010 selon le groupe Xerfi



Les experts sectoriels du groupe Xerfi viennent de publier un rapport de synthèse approfondi, sur “Les prix de l’immobilier“, estimant la baisse des prix à 3,3% en 2008 et à près de 17% d'ici 2010.

“L’immobilier international est malade. Malade de ses excès passés. Les prix sont devenus fous ces dernières années. Ils se sont envolés aussi bien aux Etats-Unis (+126% entre 1997 et 2006) qu’en Espagne (+173%), la palme parmi les pays développés revenant à l’Irlande (+240%). Bien sûr, des arguments ayant trait aux « fondamentaux » de l’économie ont été mobilisés pour expliquer cette flambée : pression démographique, désir de devenir propriétaire, faiblesse des taux d’intérêt, allongement de la durée des prêts, etc. Il en manquait cependant un : « la seule raison pour laquelle le prix est élevé aujourd’hui était que les investisseurs pensent que le prix de vente sera encore plus élevé demain, alors que les facteurs fondamentaux ne semblent pas justifier un tel prix ». Cela correspond à la définition exacte d’une bulle formulée par J. Stiglitz. “ expliquent ainsi sans complaisance les experts de la société d'étude.

Constatant les baisses de prix aux Etats-Unis, en Irlande ou en Espagne, Xerfi anticipe la même tendance sur le marché français. “La baisse des prix est enclenchée. Reste à savoir jusqu’où le repli ira et surtout jusqu’à quand. Toutes les conditions paraissent réunies pour un ajustement fortement baissier du marché Cela conforte notre analyse menée il y a un an, analyse qui insistait sur la mondialisation des cycles immobiliers et les risques de contamination des marchés européens via le système financier international et ses conséquences sur la distribution de crédit. A ce sujet, les informations en provenance des Etats-Unis ont de quoi effrayer même si le marché français n’est pas le marché américain et qu’il existe une différence de taille notamment en matière de financement : les emprunts à taux fixe sont majoritaires et les crédits à taux variables sont généralement capés. Néanmoins, l’immobilier français devra bien recoller, un jour ou l’autre, à la réalité économique. Or, de 1997 à 2007, le PIB a augmenté de 25%, le pouvoir d’achat des ménages de 30% et les prix réels des logements de 110%. “

Dimanche 24 Février 2008

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