Assuvia



La Lettre d'Assuvia

script type="text/javascript">

Recherche






Liste de liens

Inflation, marchés , taux de change: le vice-président de la BCE s'explique devant les députés européens



Inflation, marchés , taux de change: le vice-président de la BCE s'explique devant les députés européens
Les perspectives incertaines en matière de croissance et d'inflation, les améliorations à apporter à la surveillance financière dans l'UE ainsi que la vigueur de l'euro ont été les principaux thèmes abordés par Lucas Papademos, vice-président de la Banque centrale européenne qui présentait lundi 21 avril 2008 le rapport annuel de la BCE devant la commission des affaires économiques et monétaires du PE.

M. Papademos a mis en gare contre le risque que "les actuels taux d'inflation élevés, passagers mais qui pourraient persister pendant une période assez longue, créent des effets de second tour sur la fixation des prix et des salaires". En même temps, les perspectives de croissance "sont entourées d'une incertitude inhabituellement élevée et de risques de baisse résultant en particulier des tensions persistantes sur les marchés financiers, qui pourraient durer plus longtemps qu'initialement prévu", mais également des hausses continues des prix du pétrole et des denrées alimentaires et de mesures protectionnistes.

Risques accrus pour le système financier

Abordant les remous sur les marchés, le vice-président de la BCE a estimé que "les risques pour la stabilité du système financier de la zone euro se sont matériellement accrus au cours des six derniers mois". Il a appelé à une plus grande transparence de la part des institutions financières quant aux risques et pertes auxquels elles sont exposées du fait des instruments financiers complexes, à de meilleures pratiques en matière de gestion des risques, à un renforcement de la coopération et des échanges d'informations entre banques centrales et autorités prudentielles de surveillance.

Questions des députés sur les remous sur les marchés, les prix et les taux de change

Olle Schmidt (ADLE, SE), qui rédigera la réponse du Parlement au rapport de la BCE, a souligné son soutien à l'indépendance de la BCE, se distançant notamment des propos récemment tenus par le premier ministre italien entrant, Silvio Berlusconi. Avec Ieke van den Burg (PSE, NL), il s'est interrogé sur la structure de surveillance au sein de l'UE et notamment sur le fait de savoir si l'approche à adopter doit être plus groupée ou centralisée.

M. Schmidt a aussi soulevé, à l'instar d'Udo Bullmann (PSE, DE), la question du cours élevé de l'euro par rapport à d'autres monnaies dont le dollar américain. Pour leur part, Alain Lipietz (Verts/ALE, FR), Elisa Ferreira (PSE, PT) et Christoph Konrad PPE-DE, DE) ont souhaité notamment connaître la position de la BCE sur l'inflation dans un contexte de hausse des prix pétroliers et alimentaires.

Inflation et valeur externe de l'euro

"Il ne doit faire aucun doute que notre objectif premier est la préservation de la stabilité des prix et que la politique monétaire est déterminée par cet objectif", a observé le vice-président de la BCE. Evoquant l'effet de "chocs des prix" sur le niveau de l'inflation à court terme, il a déclaré: "nous devons veiller à ce que cela ne prenne pas un caractère permanent qui affecterait encore davantage les ménages et leurs revenus". M. Papademos a également souligné que l'indépendance de la BCE était un "un pré-requis d'importance pour réaliser notre objectif premier de stabilité des prix et nos autres tâches".

"Nous avons assisté à une montée régulière et à des fluctuations marquées" de la valeur externe de l'euro, a-t-il ajouté, rappelant que - de concert avec le reste du G 7 - la BCE avait fait état de ses préoccupations quant aux implications économiques des fluctuations marquées des taux de change.

Améliorer le système de surveillance en place

" Notre avis est que la structure existante [en matière de surveillance des marchés], le cadre Lamfalussy comme on l'appelle, est approprié pour relever les défis", a estimé M. Papademos, mais " il y a de la marge pour l'améliorer afin d'exploiter pleinement son potentiel". Certaines mesures ont d'ores et déjà été annoncées lors de la dernière réunion informelle du Conseil ECOFIN, mais il y a beaucoup à faire pour les étoffer et les mettre en pratique. Il faudrait aussi que les banques centrales ont davantage accès "de façon appropriée et confidentielle aux banques de données micro-prudentielles" (c'est-à-dire aux informations que détiennent les autorités prudentielles de surveillance au sujet de la situation des différentes institutions financières), a-t-il ajouté.

Mardi 22 Avril 2008

Actualité | Revue de web | Dossiers | Entretiens | Lois & Règlements | Informations utiles | Contrats