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PERP et contrats Madelin: des produits injutement délaissés



En cette période de réforme des retraites, un grand nombre de Français sont amenés à envisager de nouvelles dispositions pour continuer à bénéficier d'un régime plus favorable, ils sont alors conduits à se tourner vers les solutions d'épargne salariale, parmi lesquelles ils peuvent notamment trouver le Plan d'Epargne Retraite Populaire et les contrats « Madelin », respectivement mis en place en 2004, et en 1994. Bien qu'offrant des opportunités intéressantes, ces deux dispositifs, selon les derniers chiffres de la Fédération Française des Sociétés d'Assurances, et du Groupement des Entreprises Mutuelles d'Assurance, ne parviennent pas à convaincre leur public.


Les résultats récents montrent, en effet, que la grande majorité des Français ne semblent pas réellement intéressés par ces deux produits, les chiffres de l'année 2009 faisant état d’un bilan décevant. Le nombre de contrats « Madelin » ouverts sur cette période affiche un recul de 6 % par rapport à l'année précédente, portant le nombre total de ceux-ci à 869 000 unités, pour un encours moyen de 17 670 €. Il apparaît, dès lors, que ce placement n'a pas su convaincre les Travailleurs Non Salariés, public pourtant visé par le dispositif, puisque seulement 57 % d’entre eux ont procédé à une souscription. Les résultats affichés par le PERP sont, quant à eux, tout aussi décevants, avec une légère progression de 2 %, par rapport à l'année 2008, portant ainsi le nombre de contrats ouverts à 2,1 millions, avec un encours total de 5,3 milliards d'euros, et un montant d’investissement moyen de 2 550 €. Malgré les avantages proposés, le PERP, dont les dispositions restent ouvertes à un large public, n'a, pour sa part, réussi à convaincre que 8,80 % des actifs français.


Ce désintérêt des épargnants français pour ces placements peut s'expliquer par leur mode de fonctionnement ; en effet, tous deux, contrairement aux produits plus traditionnels, tels que les assurances vie, ne peuvent déboucher que sur le versement d'une rente viagère, limitant d'autant les possibilités d'utilisation future des fonds investis, même si une exception à cette règle est possible dans le cadre du PERP, celle-ci s'avère trop limitée puisque qu'elle ne peut concerner que l'achat d'une résidence principale.
L’autre obstacle à la souscription de ces placements réside dans leur fiscalité, car, même si l'ensemble des fonds investis fait l'objet d'une défiscalisation, les sommes perçues à la fin de ceux-ci restent imposées de la même manière que les autres revenus de l'épargnant. Il convient de souligner également que la progression de ces dispositifs se trouve gênée par l’attitude des assureurs, eux-mêmes, ceux-ci préférant concentrer leurs efforts pour améliorer les performances de leur produit vedette en matière d’épargne, représenté aujourd’hui par les contrats d’assurance vie.

Bien que boudés par les Français, les PERP et les contrats « Madelin » n'en restent pas moins des placements intéressants ; ils peuvent ainsi se révéler tout à fait attractifs, notamment pour les personnes âgées de plus de 50 ans, dont le taux d'imposition marginale ne se trouve pas modifié par la perception de nouveaux revenus.
Il convient aussi de souligner que le caractère récent de ces placements ne leur permet pas de rivaliser avec l'assurance vie, ancrée dans l'esprit des épargnants, celle-ci représentant le premier placement en termes de capitalisation.

 

Source: Assurance vie décès


Jeudi 24 Juin 2010

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