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Pourquoi l’assurance vie ne séduit plus les épargnants ?

Faisant pourtant partie des placements d’épargne favoris des Français, l’assurance vie a cependant connu un certain recul, en ce premier trimestre 2011, celle-ci se trouvant alors victime de la baisse de rendement de ses fonds en euros et de la remontée du taux de rémunération du Livret A, alors même que la réforme en cours sur la fiscalité du patrimoine représentait une autre menace pour ces contrats, qui permettaient jusqu’alors de bénéficier de conditions tout à fait avantageuses, à ce niveau-là, lors d’un dénouement au-delà de huit ans, ou suite au décès de leur souscripteur.



Faisant pourtant partie des placements d’épargne favoris des Français, l’assurance vie a cependant connu un certain recul, en ce premier trimestre 2011, celle-ci se trouvant alors victime de la baisse de rendement de ses fonds en euros et de la remontée du taux de rémunération du Livret A, alors même que la réforme en cours sur la fiscalité du patrimoine représentait une autre menace pour ces contrats, qui permettaient jusqu’alors de bénéficier de conditions tout à fait avantageuses, à ce niveau-là, lors d’un dénouement au-delà de huit ans, ou suite au décès de leur souscripteur.

Si la collecte, au cours de ces trois premiers mois de 2011, a été plus faible que celle enregistrée, sur cette même période, durant ces huit dernières années, cela s’explique donc, tout d’abord, par la chute des résultats des supports en euros qui avoisinent désormais les 3,50 %, au lieu des 4,10 % il y a encore quelques mois, faisant que le Livret A, autre formule extrêmement appréciée des Français, totalement défiscalisée cette fois-ci, se rapproche des rendements de celle-ci, avec un taux actuel de 2 %, qui pourrait même passer à 2,25 % dès le mois d’août prochain.


Comme le constate Jérôme Cornu, Directeur des études et des statistiques, auprès de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances, « la concurrence est rude », d’autant plus que les établissements bancaires, contraints par l’entrée en vigueur prochaine d’une nouvelle réglementation, préféreraient, à l’heure actuelle, mettre en avant des offres différentes, par le biais de produits dits de bilan, sur lesquels elles peuvent garder une certaine influence, le Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurances remarquant même qu’«il apparaît presque certain que plusieurs grands réseaux bancaires (mais pas tous) ont reçu instruction de leur maison mère de freiner la collecte d’assurance vie et d’orienter les épargnants vers des produits bancaires » comme des livrets, ou encore des comptes à terme.


Plongeant, pendant plusieurs mois, les épargnants et les professionnels du secteur dans l’incertitude, la réforme de la fiscalité du patrimoine n’a finalement pas touché l’assurance vie mais a cependant nui grandement à la collecte, « les épargnants sont très sensibles aux changements de législation fiscale et les idées émises en l’espace de quelques semaines (…) ont dû en perturber plus d’un » comme le souligne, à cette occasion, le GEMA.


Ce mouvement enclenché risquerait même, de l’avis de Paul Younès, Directeur Général Adjoint de l’Union Financière de France, de se poursuivre, du fait que l’« on est en période pré-électorale et on voit qu’il y a beaucoup d’agitation autour de la fiscalité ».


Ce qui est également plus inquiétant c’est que cet élan n’est pas seulement dû à une diminution des versements, mais bel et bien également à une augmentation des retraits, débutée dès le mois de septembre dernier et qui tend à perdurer, Jérôme Cornu expliquant, à ce propos, que l’« un des facteurs d’explication pourrait être lié au fait qu’un nombre important d’épargnants puisent dans leur contrat d’assurance vie pour compléter leur retraite », même si les chiffres de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse montrent que les personnes ayant exercé leurs droits en la matière affichent plutôt une baisse en 2010 par rapport aux dernières années écoulées.


Paul Younès justifiant, quant à lui, ce phénomène par le fait que les titulaires de contrats en unités de compte, menés à mal par la crise, orientent désormais davantage leur capital vers les marchés financiers qui offrent aujourd’hui de bonnes opportunités.


Jeudi 12 Mai 2011

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