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Présidentielles 2007 : l'AFER fait entendre sa voix



Présidentielles 2007 : l'AFER fait entendre sa voix
Première association d'épargnants en France avec plus de 660.000 adhérents et 39 milliards d'euros d'actifs gérés, l'AFER a profité de la campagne présidentielle pour  interroger directement chacun des grands candidats sur les thèmes de la croissance, de l'épargne, de la retraite et de l'assurance vie. 

Dans son édito mensuel, Bénédicte COSTE, Présidente de l'AFER explique :
 
<<Les candidats admettent pour la plupart qu'il faudra bien ajouter un étage de retraite par capitalisation au système actuel de retraite par répartition. Seule Ségolène Royal souhaite ignorer cette réalité. Ils ont presque tous conscience de la place primordiale qu'occupe l'assurance vie, même s'ils n'ont pas toujours réalisé qu'elle représentait des masses significativement plus importantes que l'épargne salariale (1060 milliards d'euros contre 70 milliards) qu'ils idéalisent parfois trop. Ils n'ont pas une vision très claire de la contribution de l'assurance vie au financement de l'économie française, et surtout des montants de financement très importants directement apportés aux entreprises par voie d'actions et d'obligations (50% des encours bénéficiant aux entreprises européennes dont près des deux tiers, soit 350 Md€, aux entreprises françaises).
 
En marge de notre questionnaire, les propos de Ségolène Royal repris par le Journal des Finances du 24 mars selon lesquels « en privilégiant des placements sans risque tels que l'assurance vie, les Français optent pour des supports qui, in fine, ne sont pas consacrés à l'investissement productif » sont symptomatiques. Ils perçoivent que « l'assurance vie, c'est déjà les fonds depension », et qu'il faudrait le dire une fois pour toutes. Ils ont désormais tous conscience de la nécessité de l'investissement en actions. L'engagement sur la durée qui caractérise l'investissement et permet la stabilisation de l'épargne est porté au crédit de l'assurance vie. Cette dimension, qui renvoie aux possibilités d'investir dans les entreprises, de les soutenir, de permettre aux Français d'en détenir une part de capital plus importante, est celle qui séduit les candidats.>> Mais cette prise de conscience n'est pas encore aboutie. La reconnaissance de l'entreprise et, par voie de conséquence, des mérites de l'investissement en actions progressent. Mais à des degrés divers selon les sensibilités, les différents candidats ne paraissent pas avoir complètement conscience de « l'éco-système » que représentent l'entreprise, ses dirigeants, et ses actionnaires, qui sont également des épargnants. Ils donnent en partie l'impression qu'on pourrait prendre des bouts du puzzle du «développement économique » et les faire prospérer sans « devoir » contempler l'ensemble d'un seul regard.
 
A cet égard il est intéressant de comparer la réaction de Jean-Marie Le Pen qui n'hésite pas à écrire qu'il détient un contrat d'assurance vie, à celle que nous a librement livrée Philippe de Villiers lors de l'entretien lorsque nous lui demandions s'il disposait d'un tel contrat : « mais vous n'y pensez pas ! Je ne peux pas être actionnaire », comme si le fait d'être actionnaire constituait pour un homme politique une tache indélébile, ce qui est peut-être encore malheureusement vrai.
 
Faudra-t-il également, comme y invite Nicolas Sarkozy qui a sur ces sujets la réflexion la plus aboutie, réfléchir sur la durée de nos contrats et créer éventuellement des contrats à durée plus longue pour les faire mieux coller au besoin exact d'une retraite par capitalisation, quitte à les privilégier fiscalement ? C'est une réflexion à mener. Leurs réponses nous laissent peut être espérer qu'avec 37 ans de retard par rapport à l'Angleterre de Margaret Thatcher, l'Amérique de Ronald Reagan, et la Chine de Deng Hsiao Ping, l'essentiel des pays d'Europe du Nord, et l'Espagne, notre pays va peut être enfin sortir de la pensée de Keynes et adopter celle de Milton Friedman, sortir de l'économie de la Demande et du rôle de l'Etat dans l'économie, entrer dans l'ère de l'économie de l'Offre et d'une juste appréciation des conditions du « développement ».
 
Nous sommes peut-être à un point d'inflexion, à un moment de notre Histoire où la «pensée collective » peut basculer. Nous avons tenté de participer au débat, allons poursuivre ce travail de conviction de nos dirigeants, car nous nous sentons légitimes à le faire tant il est vrai que l'épargne est une des nombreuses conditions « nécessaires » du développement, tant il est vrai également que, si elle est diversifiée et suffisamment dynamique, elle est aussi morale et utile que le travail.>>



Vendredi 6 Avril 2007

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