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Réforme des crédit : économie d’assurance pour les emprunteurs ?

La loi Lagarde, en place depuis le début du mois, vient de créer un nouveau souffle dans le secteur des assurances en prêts immobiliers.



La loi Lagarde, en place depuis le début du mois, vient de créer un nouveau souffle dans le secteur des assurances en prêts immobiliers.

Depuis le 1er septembre, les emprunteurs en prêts immobiliers sont plus tranquilles. Avec la mise en vigueur de la loi Lagarde, ils sont plus libres de choisir le contrat d’assurance qui leur convient.
Jusqu’ici, il n’y avait pas vraiment de règles, et le plus souvent, c’était les banques qui imposaient leurs contrats d’assurance. Maintenant, le consommateur a le choix. Avec l’ouverture de la concurrence, les banques seront obligées d’être plus transparente si elles veulent attirer de nouveaux clients.
Les assurances en prêts immobiliers sont très complètes. Elles couvrent un maximum de risques comme l’invalidité, la perte d’emploi ou encore le décès. Le montant de cette assurance est, par conséquent, élevé (environ 10 000 euros pour deux personnes) et s’étend sur toute la durée du prêt.
Le fait de ne plus être obligé de souscrire à l’assurance proposée par la banque va permettre d’économiser plusieurs milliers d’euros, selon les spécialistes. Patrick Petitjean, PDG d’April Assurance précise à l’AFP : « Tout le monde est lancé dans une guerre de prix ». Ce marché s’élevait à presque 4,9 milliards d'euros de primes l’an dernier, selon la Fédération française des sociétés d'assurance.

Les jeunes emprunteurs avantagés

Cette ne profitera cependant pas à tout le monde. Les jeunes emprunteurs ont toutes les chances d’être davantage favorisés par les banques aujourd’hui : «Nous nous intéressons plus particulièrement aux jeunes emprunteurs primo-accédants de moins de 40 ans. Sur ces profils, par rapport à certains acteurs on peut avoir jusqu'à 8.000 euros d'économie pour un couple qui emprunte 150.000 euros », ajoute Pierre Seror, responsable du département marketing à la direction de la prévoyance individuelle de l'assureur Macif Mutualité.
Pour les autres, ils seront considérés comme à risque (maladie, vieillesse…). Le chemin ne sera pas aussi bénéfique pour eux. Ils pourraient souffrir de la frilosité des banques à leur attention. Cela passerait, bien entendu, par une augmentation du coût des assurances. Auparavant pourtant, ils étaient plutôt gagnants. Les banques offraient les mêmes sortes de contrats d’assurances à tous leur clients, ce qui avait pour effet de faire cotiser davantage les jeunes. Mais avec l’ouverture du marché, ces emprunteurs risquent de se retrouver abandonnés.
Les professionnels se veulent tout de même rassurant : «Les emprunteurs présentant un risque hors norme ne seront pas lésés parce qu'il y a des acteurs spécialisés qui continueront à les accepter », assure Marc de la Taille, directeur marketing de l’assurance Alico France.


Vendredi 3 Septembre 2010

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