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Le forex

En 1944, pour garantir une certaine stabilité du système monétaire international, les accords de Bretton Woods avaient indexé les cotations des monnaies des états membres de l’ONU par rapport au dollar, dont le cours était lui-même fixé à 35 dollars l’once d’or, rendant impossible toute spéculation sur la valeur de celles-ci. Il faudra attendre 1971 pour que Richard Nixon, alors Président des Etats-Unis, mette fin à ce dispositif, libérant le cours de toutes les monnaies et permettant l’apparition d’un marché basé sur les taux de change, le Foreign Exchange ou Forex.



En 1944, pour garantir une certaine stabilité du système monétaire international, les accords de Bretton Woods avaient indexé les cotations des monnaies des états membres de l’ONU par rapport au dollar, dont le cours était lui-même fixé à 35 dollars l’once d’or, rendant impossible toute spéculation sur la valeur de celles-ci. Il faudra attendre 1971 pour que Richard Nixon, alors Président des Etats-Unis, mette fin à ce dispositif, libérant le cours de toutes les monnaies et permettant l’apparition d’un marché basé sur les taux de change, le Foreign Exchange ou Forex. Dans un premier temps limité aux banques centrales, aux banques commerciales et aux hedge funds, ce marché s’ouvre désormais aux autres investisseurs et un nombre grandissant de courtiers proposent des solutions pour y investir.

Du fait de sa nature particulière, le Forex obéit à des règles de fonctionnement différentes. La première distinction, par rapport aux autres marchés financiers, réside dans le fait que celui-ci n’a pas de place financière réellement définie, puisqu’il consiste, en réalité, en un échange continu entre les banques du monde entier. Ce mode de fonctionnement particulier permet à ce marché de rester ouvert 24 heures sur 24, donnant ainsi la possibilité aux investisseurs de passer des ordres en permanence, la journée de cotations débutant à Tokyo et se terminant à New-York. Pour permettre cette amplitude, les carnets d’ordres sont transmis tout au long de la journée entre les différentes places financières.

Une autre particularité du Forex réside dans le calcul des frais de courtage. En effet, les courtiers spécialisés dans ce marché, contrairement à leurs homologues traditionnels, ne pratiquent pas de frais de courtage, ni de droits de garde. Leur rémunération est basée sur la différence entre la valeur d’achat et la valeur de vente d’une monnaie. Ainsi, pour chaque couple de monnaie, le trader donne deux cotations, l’une correspondant au prix d’achat et l’autre au prix de vente. La différence entre celles-ci est alors appelée le spread bid ask, lui-même exprimé en pips, ces derniers correspondant à la plus petite variation de la cotation d’un couple de monnaie ; de cette façon, si la cotation du couple euro/dollar est de 1,2385 dollars pour un euro, le courtier pratiquant un spread bid ask de 3 pips offre ainsi l’achat d’un euro au prix de 1,2388 dollars et la vente pour 1,2385 dollars, les 0,0003 dollars de différence représentant les seuls frais de transaction que celui-ci perçoit.

Les variations de cotations sur le marché des changes étant relativement faibles, la majorité des courtiers du domaine permettent l’utilisation d’un effet de levier. Ce mécanisme offre alors la possibilité de multiplier son investissement, et ainsi la valeur de ses gains, par un coefficient restant à l’appréciation du prestataire. Si cette opération présente l’avantage d’augmenter les bénéfices réalisés, il ne faut pas perdre de vue que le résultat inverse peut aussi se produire, augmentant d’autant les pertes réalisées sur un placement. Le Forex permet également d’utiliser le système de vente à découvert, aussi appelé short sur ce marché, ce service n’impliquant, contrairement au SRD des marchés classiques, aucun surcoût.

Forts de tous ces avantages, et d’une information dont l’accès se révèle être plus facile, puisqu’elle reste principalement lié à la politique économique des états, qui fait l’objet de nombreux articles dans la presse, le Forex a su s’imposer, tout d’abord auprès des banques en ligne, puis auprès des investisseurs,  comme en témoignent les 3 200 milliards de dollars de transactions journalières qu’il génère.


Samedi 22 Mai 2010

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